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Réseau des Parlementaires Africains Membres des Commissions Défense et Sécurité
Network of African Parliamentarians for Defense and Security Comittees
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En vue de sensibiliser et d’instruire des pouvoirs législatifs Africains face à des facteurs aggravants de la conflictualité terroriste en Afrique, notamment dans la sous-région ouest africaine,  l’Académie Internationale de Lutte Contre le Terrorisme (AILCT) a organisé un Séminaire de formation à l’intention des parlementaires membres des Commissions Défense et Sécurité du golfe de guinée et du littoral  sur les risques et défis d’Etat de droit dans la lutte contre le terrorisme en Afrique à travers la mercenarisation et militialisation.

 

 

 

Sous la Présidence de S.E.M Adama BICTOGO, Président de l'Assemblée nationale de Côte d'ivoire, l'Académie Internationale de Lutte Contre le Terrorisme (AILCT) de Jacqueville organise un séminaire à l'intention des Parlementaires membres des Commissions Défense et Sécurité du Golf de Guinée de l'Afrique de l'Ouest.
- Date: du 07 au 09 mars 2024
- Lieu : Académie Internationale de Lutte Contre le Terrorisme de Jacqueville.

Thème : Mercenarisation et milicianisation dans la lutte contre le terrorisme en Afrique : Entre risques et défis d'Etat de droit

I. CONTEXTE GENERAL

Les attentats du 11 septembre 2001 contre le World Trade center des États-Unis alertent le monde démocratique sur le poids des entités infraétatiques, en particulier le terrorisme, dans la définition de la sécurité internationale, autrefois dominée par des rapports de force entre États : invasions, guerres par procuration. Le jihadisme moderne né et constitué dans le sillage de la guerre d’Afghanistan (1979-1989), s’est renforcé et s’est internationalisé sous l’emprise de la théorie d’ennemis proches et lointains. Le processus d’internationalisation du phénomène terroriste entamé, à partir des années 1990, fait de toutes les régions du monde d’éventuel champ de bataille.
Le Sahel, trait d’union géographique entre le Maghreb et les États côtiers ouest africains est secoué, depuis plus de deux décennies, par des
violences extrémistes, héritées de la recomposition du champ politique algérien des années 1990. Les groupes terroristes, présents depuis 2007 dans le Sahel ouest africain, se sont métamorphosés, coalisés et ont développé des métastases grâce à une multitude de facteurs propitiatoires à l’enracinement de la violence extrémiste. Sur ces terreaux, la fanatisation religieuse ainsi que l’usage et l’appel à l’identité ethnique se sont construits, puis théorisés en 2017 par Amadou Diallo, allias Amadou Koufa, le numéro 2 de la coalition terroriste dénommée Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM).
Depuis cette date, l’espace ouest africain se recompose autour de deux grandes tendances de la galaxie terroriste : la coalition des mouvements jihadistes, dénommée le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans et l’antenne sahélienne de Daesh, incarnée par l’État islamique au grand Sahara, dirigé par Abou Saraoui Walid Adnane, un transfuge du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO).
A partir de 2017, les groupes terroristes de la région sont passés à une nouvelle étape de leur existence, désormais plus enclins à conquérir et à posséder de territoires. De ce fait, les zones de conflictualité s’élargissent, débordant le Sahel central. Dans ce projet expansionniste, les États du Golfe de Guinée constituent une cible stratégique ; certains d’entre eux ont connu des attaques empreintes de volonté d’endogénéisation (Bénin Togo, Ghana, Côte d’Ivoire).
De toute évidence, la région littorale, autrefois épargnée du terrorisme islamiste, se trouve menacée, par l’incapacité des États du champ,
confrontés à une décomposition interne, à maitriser l’ordre politique et républicain. Pour assurer leur existence, ces pays testent un faisceau de mécanismes dont certains, au regard des stands internationaux, portent atteinte aux fondements de l’État de droit. Il s’agit, entre autres, de la milicianisation et de la mercenarisation dans la construction des réponses.
Le Burkina Faso a mis en place un procédé de mobilisation de civils armés, appelé les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP), accusés parfois d’exactions. Aussi, des faits accréditent la thèse d’une ethno-milice. Même si la présence de mercenaires du groupe paramilitaire russe Wagner, n’est pas avérée actuellement au Burkina Faso, la situation au Mali paraît différente. Des informations et des analyses sont formelles : elles avancent un chiffre de près de 2000 combattants de la société paramilitaire russe Wagner, répartis entre six bases militaires de l’armée malienne.
Face à ces facteurs aggravants de la conflictualité terroriste, il importe d’instruire, de sensibiliser et de former des parlementaires des États
littoraux sur la nécessité de la préservation d’un environnement d’État de droit, consubstantiel aux réponses d’éradication du phénomène terroriste.
Cela s’inscrit dans les approches de l’Académie Internationale de Lutte Contre le Terrorisme (AILCT), fruit de la coopération ‘’exceptionnelle’’ entre la France et la Côte d’Ivoire. Elle se positionne comme un pôle d’excellence dans l’architecture antiterroriste mondiale. L’AILCT, à travers son Institut de recherche stratégique, veut sonner l’alerte. Il se propose de fournir une formation de deux jours : les 7 et 8 mars 2024 à une trentaine de parlementaires des États côtiers sur son site à Jacqueville, portant sur le thème : « Mercenarisation et milicianisation de la lutte contre le terrorisme en Afrique : Entre risques et défis d’État de droit ».
Ce séminaire de sensibilisation a pour cible des Présidents des Commissions de la sécurité et de la défense des Assemblées nationales
des États du Golfe de Guinée. Au sein de la chaîne antiterroriste, ceux-ci ont un rôle particulièrement important, surtout dans une perspective avant-gardiste, du fait de leur influence politique et de leur contribution au travail législatif. Globalement, l’objectif de ce séminaire est d’assurer une formation de qualité aux parlementaires, de les sensibiliser sur le risque de la mercenarisation et de la milicianisation dans la lutte contre le terrorisme. Par cette formation, l’AILCT, souhaite anticiper sur cette approche en cours au Sahel, susceptible de produire un effet de contagion ou de peser sur le débat parlementaire, dans la perspective d’une réécriture ou de renforcement de l’arsenal législatif et politique en matière du terrorisme auquel ces États pourraient être éventuellement confrontés dans le futur.

II. OBJECTIF GENERAL DE LA FORMATION

Sensibiliser les parlementaires sur le danger de l’approche de mercenarisation et de milicianisation dans la lutte contre le terrorisme et
d’accroître leur capacité à mieux cerner les enjeux géopolitiques qui affectent l’équilibre du rapport entre États et aussi entre les populations.

III. OBJECTIFS SPECIFIQUES

− Évaluer le risque de l’emploi des mercenaires et des milices dans la lutte contre le terrorisme ;
− Préserver l’État de droit et les valeurs démocratiques dans l’approche législative, opérationnelle et préventive antiterroriste ;
− Accroître la capacité des parlementaires à légiférer sur le terrorisme ;
− Maîtriser l’environnement géopolitique et sécuritaire de la sousrégion ;
− Comprendre l’ancrage socio-culturel et le mode d’action des groupes terroristes ;
− Expliquer l’importance de la coopération structurelle interétatique dans la lutte contre le terrorisme.

IV. RESULTATS ATTENDUS

− Une meilleure acceptation commune sur la nécessité de préserver les valeurs d’État de droit, de la démocratie et de la coopération
structurelle entre les États ;
− La capacité des parlementaires est accrue pour soutenir une proposition de loi sur le terrorisme ;
− Des parlementaires sont aptes et outillés à faire des propositions de loi pour améliorer et encadrer les politiques de lutte contre le
terrorisme ;
− Des députés sont outillés à sensibiliser les populations de leurs circonscriptions sur le risque sécuritaire lié au terrorisme et à la
mercenarisation de la réponse.

V. METHODOLOGIE DU SEMINAIRE

Le présent séminaire de formation se veut un cadre d’échanges, de partages d’expériences ; une interaction entre experts et parlementaire stagiaires. Pour assurer la qualité de la formation, l’AILCT a fait le choix de profils d’experts différents : chercheurs, hauts fonctionnaires, officier général, journaliste, magistrat et diplomate ; issus de différentes nationalités.
Durant deux jours, les experts animeront des différents modules sélectionnés pour le présent séminaire. La durée de chaque module est de
1h30 mn sous la coordination et l’observation d’un modérateur. A l’issue de la présentation introductive de l’expert, il est prévu un temps
d’échanges interactifs pour approfondir la compréhension du module.
Durant la formation, les experts et les participants auront une liberté de parole dans les limites fixées par les législations nationales et
internationales. Les débats se dérouleront sous format Chatham House.
Les modules vont être dispensés en français et traduits instantanément par une équipe de traducteurs.

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